RSC Anderlecht – Constant Vandenstock – Békeffy Jenő

Au début des années 1980, le club a traversé une grave crise. La nomination de l’entraîneur Ivic a apporté un apaisement, des solutions, presque une forme de rédemption. Ce petit entraîneur croate, aussi talentueux que controversé, a posé les bases de plusieurs années de succès. C’est sur ces fondations que Van Himst et Haan ont pu construire leurs propres réussites — amplement méritées.
Mais ensuite, le déclin a commencé.
La raison principale : les structures mises en place par Albert Roosens se sont peu à peu désintégrées. De nombreux spécialistes du football ont quitté le club ou ont pris leur retraite, ce qui a également affecté les jeunes générations. Le réseau de détection des talents s’est effondré. Bekeffy, le dirigeant qui avait lié son destin — et sa fortune — à celui du club, est décédé. Et aucun véritable successeur n’a été trouvé.
Malgré tout, Anderlecht a tenu bon, uniquement grâce à sa solidité financière. C’était le club le plus riche et le plus puissant du pays, capable d’imposer son rythme au marché des transferts — l’accélérant ou le ralentissant selon ses propres intérêts.
Ses activités sur le marché des joueurs se terminaient presque toujours avec un bilan positif. Et cela tombait bien : des investissements constants étaient nécessaires pour agrandir le stade, sans aucune aide de l’État.
D’un point de vue économique, ce fut une performance sans précédent dans l’histoire du football belge. Et il est juste que la vérité soit dite.[: