Bruxelles – Depuis hier matin, de nouveaux développements ont été signalés dans le scandale du football belge. Après la libération le week-end dernier du banquier et président du FC Anvers, Eddy Wauters, Jef Jurion devrait probablement quitter aujourd’hui la prison de Forest-Bruxelles.
La raison : tous deux ont reconnu avoir effectué des « transactions financières illégales », et Anderlecht a également admis avoir été partenaire dans le circuit d’argent noir. Le brasseur Constant Vanden Stock, président du club belge de Neermeerse, a été interrogé hier soir par le juge d’instruction Bellemans au sujet de son implication dans le scandale. Vanden Stock n’a pas (encore) été arrêté, car il aurait, selon les informations, tout avoué. Ce matin, Guy Bellemans avait déjà entendu trois dirigeants d’Anderlecht : le président Vanden Stock, le manager Verschueren et le trésorier Berden. Lors de son audition, Vanden Stock a admis que le « Sporting », comme on appelle Anderlecht, avait participé au réseau d’argent noir. L’argent occulte déposé en Suisse servait à payer les salaires des joueurs et à financer le transfert du joueur paraguayen Villalba (l’un des premiers à être rémunéré de cette manière). Pour Vanden Stock et ses associés, il ne servait plus à rien de nier quoi que ce soit, car le fameux carnet de Jurion (saisi par Bellemans) contenait les noms et les montants reçus de toutes les personnes impliquées. Eddy Wauters a agi de la même façon que Jurion : il aurait déposé plusieurs millions de florins en Suisse, ont rapporté hier soir des sources à Anvers.
« Nous nous demandons si Bellemans sait déjà tout. Si c’est le cas, la situation est grave », ont-ils ajouté. Hier soir, Jenó Bekéffy, un agent de joueurs bien connu dans le milieu du football, a également comparu devant le juge d’instruction Bellemans.
D’autres personnalités du football seront bientôt convoquées, et Bellemans est presque certain qu’elles n’auront d’autre choix que d’avouer, tout comme Jurion, Wauters, Vanden Stock, Berden et Verschueren l’ont déjà fait. Ces cinq premières personnes devront « payer la note » plus tard devant le tribunal.
